Sclérose en plaques : définition, cause, traitement

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie chronique qui affecte le système nerveux central. Elle peut altérer ou compromettre de nombreuses fonctions, y compris le mouvement, la vue et la mémoire. Il n’y a pas deux personnes qui vivent la SEP de la même façon.

On pense que la SEP est une maladie auto-immune dans laquelle la myéline (une gaine protectrice graisseuse autour des nerfs) est attaquée. Les cicatrices, aussi appelées lésions, se forment sur les nerfs, interférant avec la transmission des messages nerveux entre le cerveau et la moelle épinière.

Au cours des dernières décennies, la science médicale a fait de grands progrès dans la recherche des causes et des remèdes de la SEP. Aujourd’hui, il existe des traitements efficaces pour gérer les symptômes et réduire le risque de rechute et l’évolution de la maladie. De nombreuses personnes mènent une vie active et épanouissante avec la SEP.

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Causes suspectes de la sclérose en plaques

La cause de la SEP demeure incertaine, mais dans de nombreux cas, il existe des preuves d’une composante génétique. En fait, près de cinq douzaines de variations génétiques différentes ont été associées à un risque accru de la maladie. Les variations survenant dans un groupe de gènes constituant le complexe majeur d’histocompatibilité (CMH, aussi appelé antigène des leucocytes humains, ou système HLA), qui régule la fonction immunitaire, semblent avoir l’effet le plus significatif sur le risque. Certaines de ces variations semblent être associées à des facteurs environnementaux qui précipitent l’apparition de la maladie. Par exemple, le risque de SEP chez les Européens du Nord qui sont porteurs d’une variante particulière du CMH est exacerbé par une carence en vitamine D, qui affaiblit la fonction immunitaire.

Il existe également des variations dans d’autres gènes qui ont été identifiés et associés à la SEP, dont plusieurs se trouvent dans des gènes qui codent des protéines pour des molécules de signalisation appelées récepteurs d’interleukine. Ces récepteurs sont exprimés sur les membranes cellulaires des lymphocytes B et T et jouent un rôle important dans la régulation du développement des lymphocytes. Certaines variations des gènes des récepteurs de l’interleukine sont associées à des maladies auto-immunes, comme le diabète de type 1 et la maladie de Graves. De nombreuses preuves suggèrent que la SEP résulte d’une réaction auto-immune au cours de laquelle un système immunitaire défaillant produit des lymphocytes T qui réagissent avec les propres cellules de l’organisme et les endommagent, en particulier la gaine de myéline des fibres nerveuses. Le déclencheur de cette réaction auto-immune n’est pas connu, mais on soupçonne qu’il soit lié à des facteurs génétiques, l’interaction de variations dans plusieurs gènes, plutôt que dans un seul gène, étant une cause probable. Certains scientifiques croient que ces changements dans la fonction immunitaire pourraient aussi être le résultat de l’exposition à un virus.

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Traitement de la sclérose en plaques

Il n’existe aucun remède contre la SEP, mais un certain nombre de médicaments, comme les corticostéroïdes, sont utilisés pour soulager les symptômes. De plus, il existe une poignée d’agents modificateurs de la maladie pour la SEP. Ces agents peuvent réduire la fréquence des rechutes et généralement ralentir la progression de la maladie. L’immunothérapie avec différentes formes d’interféron bêta, une protéine que l’organisme produit normalement pour moduler la réponse immunitaire, est utilisée pour réduire la gravité et la fréquence des exacerbations de la maladie. Le natalizumab (Tysabri), un anticorps monoclonal (un clone d’anticorps dérivé d’une seule cellule immunitaire), est également efficace pour contrôler la gravité et la fréquence des poussées. Le natalizumab se fixe aux molécules de la membrane cellulaire des lymphocytes, ce qui les empêche de pénétrer dans le système nerveux central et d’attaquer les cellules nerveuses. Un autre anticorps monoclonal, appelé Alemtuzumab (Lemtrada), qui est utilisé pour traiter la leucémie lymphocytaire chronique, se lie également à la membrane cellulaire des lymphocytes mais fonctionne en stimulant la destruction des cellules par les anticorps. Au cours d’essais cliniques menés chez des patients atteints de SEP-RR au stade précoce, cet agent a non seulement stoppé la progression de la maladie, mais a également facilité la restauration de la fonction nerveuse chez certains patients. Parmi les autres agents utilisés dans le traitement de la SEP, mentionnons l’acétate de glatiramère (Copaxone), le médicament immunosuppresseur mitoxantrone (Novantrone) et l’ocrelizumab (Ocrevus).

Un autre traitement de la SEP qui a fait l’objet d’essais cliniques est une forme de thérapie à base de cellules souches appelée greffe autologue de cellules souches hématopoïétiques (autogreffe). Cette thérapie n’a été testée que chez des patients qui n’ont pas répondu aux schémas thérapeutiques conventionnels et qui choisissent donc de suivre un traitement immunosuppresseur pour détruire les lymphocytes qui ont acquis des caractéristiques auto-immunes. Avant l’administration de médicaments immunosuppresseurs, les cellules souches hématopoïétiques sont prélevées dans le sang ou la moelle osseuse du patient. Ces cellules sont ensuite congelées et conservées en vue d’une réinfusion ultérieure chez le patient après un traitement immunosuppresseur. Comme les cellules souches hématopoïétiques ont le potentiel de se transformer en lymphocytes fonctionnant normalement, la greffe donne au système immunitaire du patient la possibilité de retrouver une activité normale. Ce traitement s’est avéré efficace pour arrêter ou retarder la progression de la maladie chez certains patients et, dans de rares cas, il a même permis de réparer des dommages neurologiques. Toutefois, des risques importants sont associés à la thérapie par cellules souches, y compris une susceptibilité accrue à l’infection et la possibilité d’échec de la greffe ou de rechute de la maladie.

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