Révélation : ce que personne n’avait vu venir — un morceau de 2011 renaît aujourd’hui avec une intensité nouvelle, entre douceur et pulsation club. Et si ‘The One’ devenait l’hymne le plus tendre de l’année, porté par la sensibilité de Romy et la vision de Planningtorock ?

Et si ‘The One’ devenait l’hymne tendre de 2024 ?

André 3000 2001 (cropped)
CC BY-SA 2.0 — Joe Goldberg

La musicienne Planningtorock (aka Jam Rostron) vient de dévoiler une nouvelle version de son titre culte, invitant Romy (The xx) pour un rework à la fois intime et ouvert sur la piste. La surprise ? Un glissement sensible de la mélancolie vers l’espoir, sans trahir l’ADN du morceau.

Des cordes pizzicato aux synthés moelleux

À l’origine, ‘The One’ (paru sur W en 2011) vibrait de cordes pincées et d’une tension feutrée. En 2024, place à des synthés luxuriants, une basse ronde et des vocaux chaleureux qui ouvrent l’espace émotionnel.

  • Textures : cordes minimalistes remplacées par des nappes analogiques enveloppantes.
  • Voix : harmonies superposées, timbres complémentaires et respirations mises en avant.
  • Énergie : tempo club discret, kick feutré et groove qui porte sans écraser.
  • Mix : relief accru sur les médiums pour une proximité presque tactile.

Le détail qui change tout

La nouvelle version assume un aller-retour entre confidence et danse. Quelques secondes de silence, une note tenue, un ad-lib qui s’échappe : ces micro-gestes créent un pont émotionnel où la vulnérabilité devient force.

Romy, passeuse de lumière : un rework qui fait récit

music studio recording session

Écrit à la fin des années 2000, ‘The One’ naissait d’un désir d’amour parfois hors de portée, avant que Jam Rostron ne vive pleinement son identité de personne trans. Romy capte cet élan et le pousse vers une tendresse nouvelle, comme si la chanson passait d’un journal intime à une main tendue.

Pourquoi ça nous attrape au ventre

  • Universalité : le manque et l’attente, racontés sans pathos, deviennent partageables.
  • Perspective queer : deux artistes qui transforment la fragilité en affirmation.
  • Écriture vocale : un dialogue plus qu’un solo, où chaque timbre raconte.
  • Club cathartique : la piste comme lieu de réparation plutôt que d’échappée.

La relecture de Romy ne « modernise » pas pour moderniser ; elle réoriente l’émotion. On entend le même cœur, mais il bat différemment — libéré, prêt à danser sans se cacher.

Une filiation queer assumée

Ce rework s’inscrit dans une lignée : celle des hymnes qui transforment l’intime en communauté. Preuve supplémentaire, Planningtorock rend hommage à Bronski Beat en interprétant l’album culte The Age of Consent (1984) sur scène, avec des invité·es.

  • Manchester – Aviva Studios : 17 mai.
  • Londres – Royal Festival Hall : 24 mai.
  • Des shows-ponts entre héritage et présent, où la mémoire devient moteur.

En parallèle, The xx signe un retour scénique attendu, de Mexico City (3 avril) à Coachella, avec l’envie assumée d’« essayer de nouvelles choses » tout en restant eux-mêmes. Un tournant discret mais palpable, qui donne un autre relief à la présence de Romy ici.

Ce que personne ne dit assez : la tendresse est radicale

‘The One’ version 2024 rappelle que la tendresse n’est pas un détail esthétique ; c’est une position. Dans un monde saturé d’uppercuts sonores, choisir la délicatesse, c’est revendiquer une autre façon d’être fort·e.

  • Memo : une voix douce peut ouvrir de plus grandes brèches qu’un drop tonitruant.
  • Insight : l’empathie est un driver de fidélité bien plus puissant que la surenchère.
  • Partage : ce morceau se recommande comme on confie un secret — et c’est pour ça qu’il circule.

À écouter, à danser : comment l’ajouter à vos sets

  • Warm-up émotionnel : premier tiers de set, pour installer une confiance collective.
  • Peak tout en douceur : enchaînez avec un house organique à 120–122 BPM pour garder l’élan.
  • Comedown lumineux : fin de nuit, lumière tamisée, voix en avant, battements ralentis.

Le détail production à retenir

Les harmonies empilées et la stéréo ample donnent l’impression d’un chœur intime. Ce choix offre un sentiment de présence — comme si la chanson vous parlait à l’oreille tout en remplissant la pièce.

Ce qu’on surveille maintenant

  • Prochaines scènes de Planningtorock autour de l’hommage à Bronski Beat : rendez-vous clé pour mesurer l’ampleur du moment.
  • Mouvements de The xx : après les récentes réapparitions, l’envie de nouveauté laisse entrevoir des annonces.
  • Remixes potentiels : un pack de versions pourrait prolonger la vie du morceau en club.

En filigrane, cette sortie a tout d’un tournant : la preuve qu’une chanson peut grandir avec celles et ceux qui la portent. De la solitude à l’espérance, de la chambre au dancefloor, ‘The One’ raconte désormais une traversée partagée.

Au fond, c’est simple : on danse parce que ça parle vrai. Et c’est précisément ce qui restera.