Révélation: ce que personne n’avait vu venir chez les Rolling Stones — le groupe remonte les années 70 grâce à l’IA, et le résultat déclenche à la fois nostalgie et électrochoc. Le clip de In The Stars vient de tomber, et il ne se contente pas d’un hommage: il réinvente la mémoire visuelle des Stones.
Révélation : les Stones rajeunis par l’IA

Le collectif Deep Voodoo signe un deepfake soigné qui métamorphose le groupe en version seventies, sans gommer leur énergie intemporelle. La caméra de François Rousselet chorégraphie une scène où musiciens et danseurs de différentes époques se répondent, comme si le rock traversait les décennies en un seul plan.
Au centre, l’actrice Odessa A’zion prend le rôle de passeuse entre les générations. Son jeu ancre l’illusion dans le présent, donnant au clip une tension émotionnelle qui évite la simple démo technique.
Un tournant stratégique pour un groupe éternel

Ce clip n’est pas un gadget: il accompagne l’arrivée de Foreign Tongues, leur 25e album studio, attendu le 10 juillet via Polydor/Universal Music. Un titre qui sonne comme une déclaration d’intentions: parler aux nouvelles oreilles sans trahir la grammaire Stones.
La nouveauté crée l’élan, mais la musique tient la distance. Après le single In The Stars, les fans ont déjà repéré la rugosité blues de Rough And Twisted et une reprise audacieuse de You Know I’m No Good d’Amy Winehouse.
Foreign Tongues en 8 infos clés
- Date de sortie : 10 juillet.
- Label : Polydor/Universal Music.
- Invités : Paul McCartney, Robert Smith, Steve Winwood et la présence posthume de Charlie Watts.
- Single phare : In The Stars (clip deepfake par Deep Voodoo).
- Autres titres repérés : Rough And Twisted et une reprise de You Know I’m No Good.
- Tracklist révélée de manière ludique, avec des titres apparus en langues étrangères sur les plateformes.
- Production : Andrew Watt, déjà aux commandes sur Hackney Diamonds (2024).
- Enregistrement : moins d’un mois à Metropolis Studios (Londres), dans une dynamique quasi live.
Pourquoi ce deepfake change la donne
La plupart des clips IA misent sur l’effet « waouh ». Ici, le scénario, le montage et l’incarnation priment, et l’IA devient un outil narratif, pas une fin en soi. Les Stones s’approprient un langage numérique pour raconter la continuité plutôt que la rupture.
Stratégiquement, c’est un pont vers une audience qui a grandi avec les mèmes autant qu’avec les riffs. Le message est limpide : « On sait d’où l’on vient, on sait où vous écoutez. » Résultat: une curiosité massive sans tomber dans le clickbait.
Le détail qui change tout dans la vidéo
- La patine 70s subtile: grain, palette chaude, éclairages studio qui évitent la caricature.
- La mixité des époques à l’image: chorégraphies actuelles face à une esthétique vintage, créant un dialogue visuel.
- Le rythme: coupes nerveuses quand la section rythmique s’enflamme, plans plus longs sur les refrains — une grammaire rock maîtrisée.
- Le regard caméra d’Odessa A’zion: brise le quatrième mur et recentre l’émotion.
- La direction d’acteurs: la performance prime sur l’outil, ce qui ancre la vraisemblance.
Collaborations: la surprise Robert Smith expliquée
Lors d’un événement à New York, Mick Jagger a raconté avoir interpellé Robert Smith dans un élan spontané: « Puisque tu es là, viens poser quelque chose ». Ce genre d’alchimie instinctive nourrit l’ADN du disque.
Avec Paul McCartney et Steve Winwood au générique, l’album ressemble à un carrefour historique. Plutôt que de collectionner les feats, les Stones cherchent des voix qui déplacent la musique.
Vitesse d’exécution: l’effet Metropolis
Enregistrer 14 titres en quelques semaines demande une salle qui répond comme un instrument. Metropolis, à Londres, offre cette proximité où l’on sent la pièce vibrer.
Jagger l’a dit: la taille du studio favorise la passion collective. Avec Andrew Watt, le mode opératoire est clair: capter la prise incandescente plutôt que peaufiner à l’infini.
Et la scène, alors ?
Ne vous attendez pas à une tournée mondiale dès cette année. Le groupe a mis de côté un projet de stades au Royaume-Uni et en Europe pour 2026, même si des signaux laissent penser à un possible retour en 2027.
Le clip IA joue donc un rôle: maintenir un lien fort avec le public entre deux chapitres live. Une présence éditoriale assumée, taillée pour la circulation sociale et — oui — pour Google Discover.
IA et héritage rock: rajeunir sans trahir
La polémique qui divise: l’IA trahit-elle l’authenticité? Ici, l’outil sert un récit de transmission, encadré par une équipe créative solide. Le groupe garde la main sur son image, et c’est la clé.
- Transparence: annoncer l’usage de l’IA, éviter l’ambiguïté.
- Direction artistique: signer l’esthétique pour préserver l’identité.
- Performance humaine: mettre les artistes au centre, l’IA en soutien.
- Mémoire juste: réactiver des époques sans les fétichiser.
À retenir — le kit de conversation
- In The Stars inaugure une ère où la nostalgie est augmentée, pas remplacée.
- Foreign Tongues (10 juillet) réunit des invités majeurs et un son capté ultra-vite à Metropolis.
- Le deepfake fonctionne car il sert une histoire, pas un simple effet.
En somme, les Stones signent un tournant sans renier le riff: un clip qui se partage, un album qui s’annonce généreux, et une question brûlante — jusqu’où ira ce rock augmenté ? La réponse commence ici: appuyez sur lecture, puis précommandez Foreign Tongues pour la suite.