Et si la prochaine grande secousse de la scène alternative venait d’une boucle microtonale obsédante et d’un masque bien assumé ? Angine de Poitrine vient d’annoncer « Vol. II » et sème la révélation d’un son plus court, plus nerveux, prêt à enflammer 2026. Le détail qui change tout tient en une idée simple, mais radicale — et c’est précisément là que l’album frappe fort.
« Vol. II » : un manifeste court, électrique, nécessaire

Le duo masqué prépare un retour à haute intensité avec six morceaux taillés pour le choc frontal. Sortie annoncée pour le 3 avril, « Vol. II » promet une énergie resserrée, sans remplissage, où chaque seconde compte.
Au programme : « Mata Zyklek », « Sarniezz », « UTZP », « Yor Zarad », « Angor » et le nouveau single « Fabienk ». Une tracklist ramassée qui affirme une vision : aller à l’essentiel, en plus audacieux, plus dynamiques, plus tranchants qu’auparavant.
- Format : 6 titres, zéro déchet, tout impact.
- Promesse : structures « plus hardies » que sur « Vol. I » (2024), avec des contrastes marqués.
- Cap esthétique : microtonalité frontale, rythmes vifs, tension continue.
Le détail qui change tout : une boucle microtonale, mille horizons
Le single « Fabienk » s’articule autour d’une boucle de guitare microtonale qui se répète, se dédouble et se métamorphose. Ce n’est pas un gimmick : c’est une architecture. À force de répétition, les harmoniques s’ouvrent, les nuances surgissent, l’oreille s’agrandit.
Résultat : une sensation de mouvement perpétuel, presque cinétique, où le motif devient paysage. La curiosité opère, sans esbroufe : c’est le même fil qui, en se tendant, crée la tension et la libération.
Derrière le masque : une méthode, pas un mystère creux
Le duo anonyme assume une répartition chirurgicale : Khn de Poitrine (guitares microtonales, voix) trace la cartographie des intervalles, tandis que Klek de Poitrine (percussions, voix) sculpte l’attaque et la durée. Le masque n’occulte pas : il concentre.
Cette esthétique de l’ombre privilégie les idées aux identités. Elle offre une signature sonore immédiate — reconnaissable en quelques secondes — et un terrain de jeu libre, où la technique alimente l’émotion plutôt que de la remplacer.
- Focus sur le son, pas sur l’ego.
- Microtonalité comme langage commun, pas comme effet de mode.
- Rigueur rythmique au service d’un frisson très physique.
Un tournant assumé avant la tournée mondiale 2026

Ce nouvel acte ne tombe pas du ciel : il prépare une scène. La tournée 2026 s’annonce large — des Açores (Tremor Festival) à l’Amérique du Nord, puis au Royaume-Uni, à la France, à la Belgique et à l’Italie. Le dispositif live promet d’élargir encore le spectre du disque.
En Angleterre, on guettera des salles mythiques et contrastées comme le Brudenell Social Club (Leeds), l’Electric Ballroom (Londres) ou le Strange Brew (Bristol), sans oublier un passage par The Great Escape (Brighton). En France et en Belgique, une série de dates en clubs et festivals (de Strasbourg à Rennes, d’Amiens à Poitiers, de La Rochelle à Bruxelles) donnera la pleine mesure de cette intensité compacte.
- Points forts live : boucles instrumentales évolutives, polyrythmies qui envoûtent, catharsis collective.
- Format scénique : set concis, transitions serrées, tension maintenue.
- Imagerie : le masque comme signature graphique, lisible depuis le fond de la salle et en flux courts sur mobile.
Pourquoi « Vol. II » va aimanter l’attention (et les algorithmes)
Le duo coche toutes les cases d’un sujet partageable sans tomber dans le tape-à-l’œil. Il y a une histoire claire, un geste sonore singulier et une exécution nette.
- Nouveauté lisible : un album court, une idée forte (la boucle microtonale), une esthétique plus tranchée.
- Curiosité entretenue : duo anonyme, identité graphique immédiate, narration autour d’un « détail qui change tout ».
- Timing parfait : annonce avant une grande tournée 2026, donc matière à clips, sessions live et contenus backstage.
- Mémorable : titres au phrasé singulier (« Mata Zyklek », « UTZP ») qui marquent la rétine et l’oreille.
À écouter en premier (et pourquoi)
Pour saisir « Vol. II » au vol, quelques portes d’entrée s’imposent. Elles condensent l’esthétique et rendent le disque immédiatement habitable.
- « Fabienk » : la meilleure boussole. On y comprend comment une idée minimale se dilate en paysage émotionnel.
- « Angor » : probablement l’angle le plus physique, où la batterie souligne la poussée et l’adrénaline.
- « Yor Zarad » : un terrain de jeu harmonique qui teste à la fois l’oreille et le corps.
Ce que personne ne dit assez : la microtonalité, c’est (aussi) le corps
On réduit souvent la microtonalité à une affaire de théorie. Ici, elle devient cinétique. Les intervalles inouïs ne sont pas lointains ni cérébraux : ils déplacent la respiration, réagencent la marche intérieure.
Sur scène comme sur disque, cette sensation s’explique par la cohérence entre l’attaque de la guitare et l’articulation rythmique. Les écarts microtonaux énervent l’attaque, la batterie découpe, et le corps suit — sans demander la permission.
Pour préparer la sortie (sans rater le coche)
La meilleure manière d’entrer dans « Vol. II », c’est d’en préparer le terrain. Quelques gestes simples maximisent l’écoute.
- Réécouter « Vol. I » (2024) pour repérer ce qui va être « étiré » ou bousculé.
- Activer la précommande et le pré-save afin d’éviter l’effet « j’écouterai plus tard » (on ne le fait jamais).
- Suivre les canaux officiels pour capter démos, répétitions, versions live — le laboratoire du son y est le plus visible.
- Repérer une date proche en 2026 (club ou festival) : l’album prend une autre dimension en salle.
Lignes de force à surveiller le jour J
Quand « Vol. II » atterrira dans vos oreilles, quelques repères aideront à lire sa grammaire. Cela permet aussi de comprendre ce que le duo tente et réussit.
- Densité : un format court impose une dramaturgie serrée. Attendez-vous à des pics rapprochés.
- Texture : guettez la patine des guitares microtonales, plus rugueuse que brillante, au grain quasi tactile.
- Dynamiques : alternance de poussées frontales et de suspensions — le « souffle/impact » est la clef de voûte.
Verdict passionné : l’audace comme ligne de conduite
« Vol. II » n’est pas un simple « plus » de « Vol. I ». C’est une prise de position : resserrer, intensifier, assumer un langage singulier et lui donner une portée populaire. Oui, populaire — parce qu’au bout du compte, c’est le plaisir physique qui prime.
À l’heure où beaucoup empilent les idées, Angine de Poitrine épure et concentre. Le masque n’y change rien : on entend d’abord une vision. Et en 2026, cette vision a toutes les chances de devenir un rendez-vous — sur disque, sur scène, et dans vos playlists.