Et si le solo le plus inattendu de 2026 venait d’un guitariste qui, d’habitude, ne met jamais les pieds dans le doom ? Tony Iommi vient de lâcher l’info, et franchement, ça sent le moment de guitare dont on parlera encore dans dix ans.
Le patron de Black Sabbath prépare From The Dark, son nouvel album solo, et il a appelé Brian May. Pas pour faire joli. Pour envoyer un solo sur un des titres les plus sombres du disque. Le genre de rencontre qui réveille les fans, même ceux qui jurent qu’ils ont « tout déjà entendu ».
La surprise Brian May sur un titre ultra sombre

Le projet est officiel : From The Dark sort le 23 octobre via BMG. Iommi l’a confirmé après une annonce récente et un premier extrait déjà en rotation chez les fans, World Alone. Et là, il ajoute une couche qui change l’ambiance.
Brian May pose un solo sur un morceau baptisé Death Wake. Rien que le titre annonce la couleur. Iommi parle d’un riff « bizarre », dans le bon sens du terme, celui qui te fait plisser les yeux au premier passage puis hocher la tête au deuxième.
Pourquoi ce featuring n’a rien d’un coup marketing
Le truc, c’est que May n’est pas venu faire une apparition symbolique. Il vient avec sa patte, et sa patte, c’est une signature. On pense forcément à sa Red Special, à ce grain un peu vocal, à ces notes qui semblent « parler » au lieu de juste passer.
Et oui, sur un titre doom, c’est contre-intuitif. C’est justement pour ça que ça excite autant. Un son lumineux posé sur une base sombre, ça peut faire des étincelles, ou un malaise. Là, Iommi a l’air sûr de son coup.
Le détail qui change tout : May a refusé d’en faire plus
Voici la partie que j’adore, parce qu’elle sent l’amitié réelle, pas la collab « label ». Iommi a proposé à May de jouer sur d’autres morceaux. Réponse de May, en gros : « Non, tes solos sont déjà bons, j’ai pas besoin de jouer ».
Ça, c’est fort. Dans une époque où tout le monde veut « être sur le track » pour l’algorithme, May choisit la retenue. Une seule intervention, mais au bon endroit. Et ça rend le solo encore plus précieux.
- Un seul morceau avec Brian May, donc un effet événement immédiat.
- Un titre doom, terrain rarement associé à Queen.
- Une approche humble côté May, qui renforce l’authenticité.
Iommi veut un vrai groupe, pas un “album à invités”

Autre angle intéressant : Iommi ne veut pas empiler les guests célèbres. Il veut que ça sonne « groupe ». Et je suis d’accord avec lui, quand un album devient une suite de featurings, tu perds le fil. Tu as des moments, pas un disque.
Sur From The Dark, il s’entoure d’une équipe solide : Jorn Lande au chant, Becky Baldwin à la basse, Karl Brazil à la batterie. Pas des figurants. Des gens capables de tenir un album entier, pas seulement un couplet.
Le cas Geezer Butler : le manque… qui a poussé vers une bonne idée
Iommi voulait aussi Geezer Butler à la basse. Logique, c’est une partie de l’ADN Sabbath. Sauf que Geezer n’était pas dispo. Projets perso, timing, logistique, peu importe, la fenêtre s’est refermée.
Et au lieu de forcer, Iommi a avancé. C’est là que Becky Baldwin devient un choix malin. Elle vient de Birmingham, la ville de Sabbath, et elle assume son admiration pour Geezer. C’est presque un clin d’œil, mais pas une copie.
- Date de sortie : 23 octobre (BMG).
- Single déjà révélé : World Alone.
- Featuring unique : Brian May sur Death Wake.
- Line-up : Jorn Lande, Becky Baldwin, Karl Brazil autour d’Iommi.
Deux légendes, une amitié de presque 60 ans et une session maison
Ce duo ne sort pas de nulle part. Iommi et May se connaissent depuis le tout début des années 1970. Deux studios, une rencontre, et ça colle. Presque 60 ans d’amitié, c’est rare dans ce milieu. Et ça s’entend souvent dans la façon dont les musiciens se laissent de l’espace.
La session s’est faite de manière très simple : Iommi fait écouter quelques idées, May enregistre chez lui, dans le studio d’Iommi. Pas de cirque. Et, détail très humain, May doute pendant qu’il joue. Il enregistre un plan, puis il lâche un « je sais pas… ». Iommi tranche : « Moi j’aime. » Fin de discussion.
Ce qu’on peut attendre musicalement (et ce que j’espère)
Quand tu mélanges Iommi et May, tu mélanges deux écoles de la guitare britannique. Iommi, c’est le riff massif, l’évidence, la lourdeur qui te tombe dessus. May, c’est la mélodie qui grimpe, les harmonies, le solo qui raconte une histoire.
Mon pari ? Sur Death Wake, May ne va pas “shredder” pour impressionner. Il va faire pire (dans le bon sens) : il va viser la note qui fait mal. Celle qui reste dans la tête après l’écoute.
Pourquoi cette collaboration peut marquer l’année rock
On vit une période bizarre. Le metal se fragmente, le classic rock revient par vagues, et beaucoup d’artistes légendaires jouent la carte de la nostalgie facile. Là, je sens autre chose. Un vrai choix artistique, un vrai contraste, et une exécution qui a l’air assumée.
Et puis il y a le symbole. Iommi, c’est la source. May, c’est l’icône populaire au son immédiatement reconnaissable. Les voir se croiser sur un titre annoncé comme l’un des plus « doomy » du disque, c’est une petite provocation. J’adore ça.
Les signes qui ne trompent pas
Quand un album est pensé “comme un groupe”, tu entends généralement plus de cohérence. Les titres se répondent. Les dynamiques respirent. Les musiciens se comprennent sans passer par dix couches de production.
Si World Alone sert de porte d’entrée, Death Wake pourrait être le morceau qui fait basculer l’album dans une autre dimension. Pas parce que May est célèbre, mais parce que sa couleur sur ce type de riff peut créer un relief inattendu.
Ce qu’il faut surveiller d’ici le 23 octobre
D’ici la sortie, je garderais l’œil sur deux choses : le discours d’Iommi (il parle peu pour rien) et la façon dont le public Queen va réagir. Parce que oui, un solo de Brian May sur un morceau doom, ça peut aussi attirer des gens qui n’auraient jamais cliqué sur un titre d’Iommi autrement.
Et ça, c’est la meilleure pub possible : celle qui vient d’une curiosité sincère. Pas d’un plan marketing. Juste un “attends… Brian May sur un riff d’Iommi ? Faut que j’entende ça”.
Rendez-vous le 23 octobre. Si le solo tient ses promesses, on aura gagné un morceau de plus à mettre très fort, le soir, quand tout le reste se tait.