Révélation: et si les concerts 2026 d’Ed O’Brien devenaient le tournant live le plus audacieux de l’année ? L’ex-guitariste de Radiohead vient d’annoncer une série de sept dates au Royaume-Uni et en Europe, pensées comme une expérience totale autour de son nouvel album Blue Morpho. Entre collectif de haut vol, set évolutif et improvisations guidées par l’instant, la promesse est claire: chaque soir sera unique.
Un « soir » qui change tout: l’ADN scénique de Blue Morpho

Sous la bannière « An Evening With… Blue Morpho », O’Brien assume une idée simple et radicale: un concert ne doit pas figer le disque, mais le réinventer en direct. À contre-courant des tournées au millimètre, il privilégie la respiration, l’écoute et le risque.
Objectif affiché: offrir une immersion où l’on sent les chansons prendre vie, muter, dériver. Ici, l’album n’est plus un carcan: c’est une matière vivante, au service d’une dramaturgie musicale qui se découvre sur scène.
Pourquoi cette tournée est différente
- Set évolutif: pas de simple reproduction studio, mais des versions qui changent selon la salle, l’humeur, le public.
- Collectif scénique: les musicien·ne·s du disque se réunissent pour rejouer, questionner et élargir l’album en temps réel.
- Improvisation maîtrisée: une grammaire inspirée par des maîtres de l’exploration live.
- Immersion sensorielle: une mise en scène pensée comme un récit, entre flux, silence et tension.
La métamorphose sonore: influences et promesse
O’Brien évoque l’esprit expansif de Sly & The Family Stone, Miles Davis ou Phish: des artistes qui transformaient chaque date en terrain de jeu. Attendez-vous à des transitions étirées, des grooves qui s’installent, des envolées de guitare qui répondent aux voix.
Ce pari s’aligne avec la symbolique de Blue Morpho — le papillon, la mue, la lumière. Sur scène, l’idée n’est pas de réciter: c’est de laisser advenir, et c’est précisément ce qui crée le frisson.
Dave Okumu et ESKA: l’alliance qui électrise

Pour réussir ce « concert-laboratoire », O’Brien s’entoure de Dave Okumu (direction musicale) et d’ESKA, deux forces créatives capables d’ouvrir des portes sonores inattendues. Ensemble, ils transforment chaque morceau en conversation.
Ce n’est pas un backing band: c’est un moteur à idées, bâti sur l’écoute mutuelle et l’audace contrôlée. Résultat: un show qui respire, surprend, et vit à la seconde.
Pourquoi ces complices comptent
- Dave Okumu (The Invisible): album éponyme nommé au Mercury Prize, co-créateur du son de Jessie Ware – Devotion, collaborations avec Amy Winehouse, St. Vincent ou Anna Calvi. Né à Vienne, il possède un langage musical transfrontalier.
- ESKA: artiste londonienne, multi-instrumentiste à l’intensité magnétique, croisée aux côtés de Grace Jones, Kae Tempest ou Baxter Dury. Sa voix est un vecteur d’énergie autant qu’un outil d’arrangement.
Leur présence signifie une chose: priorité à la prise de risque élégante. Ce que l’on entendra à Paris ne sera pas exactement ce que l’on vivra à Londres — et c’est le but.
Dates, villes et billets: ce qu’il faut savoir
Le voyage commence en octobre avec sept dates soigneusement choisies, des théâtres à l’acoustique généreuse et aux lignes pures. Un écrin idéal pour un répertoire qui mise sur l’espace et la nuance.
Calendrier 2026
- 4 octobre — Royal Theatre Carré (Amsterdam, Pays-Bas)
- 6 octobre — Teatro Lirico (Milan, Italie)
- 8 octobre — Salle Pleyel (Paris, France)
- 10 octobre — Admiralspalast (Berlin, Allemagne)
- 12 octobre — Laeiszhalle (Hambourg, Allemagne)
- 14 octobre — Oosterpoort Main Hall (Groningue, Pays-Bas)
- 16 octobre — Barbican (Londres, Royaume-Uni)
Billetterie: le détail qui change tout
- Mise en vente générale: 2 avril à 10h (heure locale). Préparez vos comptes, alarmes et moyens de paiement.
- Privilégiez les comptes clients créés à l’avance et connectez-vous 10 minutes avant l’ouverture.
- Visez plusieurs dates si possible: l’approche évolutive récompense la fidélité et multiplie les surprises.
Astuce: privilégiez les places avec bonne projection sonore (milieu de salle ou premiers balcons). Ici, les détails font toute la différence.
Blue Morpho, l’album: du chaos à la clarté
Le disque sort le 22 mai et s’annonce comme une traversée: O’Brien y transforme une période « parmi les plus difficiles » en langage musical nouveau. On y entend des touches de psych-folk hypnotique, des ombres trip-hop, et un goût assumé pour la lente montée d’intensité.
Produit par Paul Epworth (références: Paul McCartney, Adele, Florence + The Machine), l’album prolonge la quête ouverte avec Earth (2020), publié sous le nom EOB. Mais ici, tout indique un cap franchi: plus de reliefs, plus de souffle, plus de lumière.
Un univers étendu: titre éponyme et court-métrage
- Piste d’ouverture atmosphérique dévoilée: un thème-totem qui sert de guide sur scène.
- Blue Morpho: The Three Act Play: court-métrage compagnon, présenté en avant-première à SXSW, qui éclaire la dramaturgie des concerts.
L’idée forte: relier musique, image et récit pour mieux faire sentir la mue intérieure. Une approche résolument multimodale, taillée pour le live.
À quoi s’attendre sur scène ? Notre pari
Difficile d’anticiper sans trahir l’effet de surprise. Mais tout indique des sets à paliers, où les titres se connectent par nappes, ostinatos et ruptures soudaines.
- Relectures organiques de Blue Morpho: tempi modulés, harmonies ouvertes, voix en clair-obscur.
- Clins d’œil possibles à Earth, remodelés à la palette 2026.
- Dialogues guitare-voix-basse-claviers, guidés par Okumu et portés par l’aisance scénique d’ESKA.
- Moments improvisés hérités des grandes écoles du live, avec une écoute de chambre.
- Visuels autour de la métamorphose, entre pigments bleus et textures organiques.
Ce n’est pas un « best of ». C’est un rite musical: le morceau commence quelque part, finit ailleurs, et c’est ce trajet qui compte.
Pourquoi maintenant ? Le tournant 2026
Au-delà des dates, O’Brien multiplie les prises de parole et participera comme intervenant à The Great Escape 2026 à Brighton. Signe d’une année-charnière: la réflexion artistique accompagne l’action scénique.
À l’heure où beaucoup de tournées se ressemblent, cette proposition mise sur la curiosité et la confiance du public. Elle parie que l’émotion la plus mémorable naît de l’imprévu.
À retenir et à partager
- 7 dates, pas une de plus: rareté = intensité.
- Un show pensé comme une mue en direct, où chaque salle influe sur la musique.
- Un trio de têtes créatives (O’Brien–Okumu–ESKA) pour ouvrir le son et le champ des possibles.
En 2026, Ed O’Brien ne se contente pas de revenir: il change de peau, et nous invite à en être les témoins. La surprise n’est pas un accident: c’est le cœur du projet.