Et si la plus grande bataille d’un musicien se jouait loin des amplis ? Bruce Foxton, le bassiste cofondateur de The Jam, vient de lâcher une annonce qui serre la gorge, Parkinson. Pas un “petit souci de santé”, pas une rumeur de couloir, une réalité, posée noir sur blanc.
Il a 70 ans et il n’a pas choisi les mots doux. Il parle d’un “énorme choc”, d’un quotidien qui se gère “physiquement et mentalement”, et d’une volonté têtue de rester debout. Franchement, ça force le respect.
Une annulation, puis la révélation qui change tout

Tout est parti d’un détail que les fans repèrent en deux secondes, deux concerts reportés le week-end dernier, à Kidderminster et Lincoln, “pour cause de maladie”. Danss tournées, ça arrive. Sauf que là, l’inquiétude a pris feu.
Certains ont cru à une hospitalisation. Foxton a coupé court, non, pas d’hôpital. Il explique avoir pu récupérer chez lui, et surtout, il raconte le déclencheur, une chaleur brutale combinée à une infection pulmonaire. Résultat, repos forcé et traitement.
Mais le vrai tournant, c’est quand il décide de parler du reste. Pas seulement “je vais mieux”, plutôt, “voilà ce que je traîne derrière”. Et là, silence dans la salle.
Ce que Foxton dit vraiment, sans filtre
Il remercie d’abord les messages, puis il met les points sur les i. Oui, il a eu un passé médical lourd, un traitement contre le cancer, avec des scans réguliers encore aujourd’hui. Et c’est justement ce parcours qui a ouvert une autre porte.
Selon ses mots, le traitement a provoqué des complications importantes, des examens ont suivi, et c’est là qu’est tombé le diagnostic, Parkinson. Le genre de phrase qu’on relit deux fois parce qu’on aimerait qu’elle ne soit pas vraie.
- 70 ans, une annonce publique assumée
- Annulations à Kidderminster et Lincoln, initialement liées à une infection + chaleur
- Démenti clair, pas d’hospitalisation
- Contexte médical, antécédents de cancer et suivi toujours en cours
- Diagnostic dévoilé, Parkinson, vécu comme un “énorme choc”
Parkinson et scène live, le détail que les fans oublient souvent

Quand un artiste annonce Parkinson, on pense tout de suite aux tremblements. Normal, c’est l’image la plus connue. Sauf que la réalité est plus large, et parfois plus sournoise.
Foxton parle de défis physiques et mentaux, “au jour le jour”. C’est ça, le truc, Parkinson n’est pas une ligne droite. Il y a des journées correctes, puis des journées franchement dures. Et quand tu fais du live, l’imprévu devient ton pire adversaire.
Ce que ça implique pour un bassiste comme lui
Un bassiste, ce n’est pas “juste” quelqu’un qui suit. C’est le verrou rythmique, la colle entre la batterie et tout le reste. Et chez The Jam, la basse de Foxton a toujours eu ce rôle central, nerveux, précis, avec un son qui pousse.
Sur scène, ça veut dire coordination fine, endurance, posture, gestion du stress, écoute permanente. Ajoute des médicaments, des symptômes qui varient, une fatigue qui peut tomber sans prévenir, et tu comprends pourquoi il parle de “gérer” plutôt que de “surmonter”. Il n’est pas dans le storytelling héroïque, il est dans le réel.
- Endurance sur des sets longs, parfois plusieurs soirs d’affilée
- Motricité fine (attaque main droite, précision main gauche)
- Concentration et mémoire, surtout sur un répertoire serré
- Variabilité des symptômes, “certains jours mieux que d’autres”
- Gestion mentale, parce que la scène amplifie tout
Son choix fort, réduire la pression, sans renoncer à la musique
La phrase qui reste, c’est celle-ci, il est “déterminé” à vivre avec la maladie “aussi bien que possible”. Pas une promesse marketing. Une décision.
Et cette décision passe par un ajustement concret, il a pris du recul sur certains engagements de tournée avec From The Jam (anciennement The Gift), le groupe qui fait vivre le répertoire de The Jam en concert, avec Russell Hastings au chant et à la guitare.
Le tournant de mai 2025, et pourquoi il en parle maintenant
Foxton situe un moment clé, mai 2025. À cette période, il admet que tourner avec FTJ n’était “plus une option” pour lui. C’est brutal à dire. Et pourtant, c’est exactement le genre de vérité qui évite les fantasmes.
Ce qui change aujourd’hui, c’est l’officialisation du diagnostic et surtout l’accès aux bons traitements. Il explique que ça lui donne “une autre chance” de continuer, dans un cadre plus relax, plus encadré, plus compatible avec sa santé. C’est pragmatique, pas dramatique.
Pourquoi cette annonce touche autant, même si vous n’écoutez pas The Jam
Parce que c’est une histoire de lien. Foxton insiste sur l’amour reçu aux concerts, il parle d’une réponse “sans égal”. Et ça, on le comprend. Un fan de rock britannique, un fan de punk, un fan de scène live, tout le monde sait ce que ça fait quand un musicien qu’on a vu jeune continue de venir jouer, encore, malgré la vie.
Il promet une chose simple, continuer à jouer en live aussi longtemps qu’il le pourra. Il va même plus loin, il dit que c’est “bon” pour lui, pour sa santé future, et pour le public qui vient écouter ces chansons. C’est rare, cette manière de dire que la scène n’est pas qu’un job, c’est un moteur.
Les dates à venir, ce qu’on sait
À ce stade, Foxton est programmé sur une série de concerts au Royaume-Uni fin 2026 et début 2027. Parmi les villes évoquées, il y a Edinburgh. Les tournées changent vite, on le sait tous, mais l’intention est là, il veut être sur scène.
Et il cite aussi les musiciens avec qui il jouera, “Mark, Craig, Andy”. C’est un détail, mais il compte. Ça montre qu’il s’appuie sur une équipe, pas sur un mythe de rocker solitaire.
Mon avis, le courage, ce n’est pas de “tenir”, c’est de dire la vérité
On vit une époque où la communication d’artistes est souvent aseptisée. Là, Foxton fait l’inverse. Il dit qu’il a du mal à accepter que son corps et son esprit gèrent “quelque chose hors de son contrôle”. Cette phrase-là, elle ressemble à ce que vivent des milliers de gens, célèbres ou non.
Et c’est peut-être ça, le détail qui change tout, il ne transforme pas Parkinson en slogan. Il parle de quotidien, de journées inégales, de boulot pour rester au niveau. Puis il retourne à l’essentiel, jouer. Encore. Tant que ça tient.
Ce que les fans peuvent faire, sans tomber dans le pathos
Pas besoin de grands discours. Le plus utile, c’est d’être là, simplement, et de respecter le rythme que lui impose la maladie.
- Vérifier les infos via les canaux officiels, éviter les rumeurs “il est à l’hôpital”
- Accepter les reports sans hurler au scandale, la santé passe d’abord
- Quand il joue, venir, chanter, et faire ce que le public a toujours fait, porter la salle
Bruce Foxton n’a pas demandé à devenir un symbole. Il veut juste rester musicien. Et quelque part, ça donne encore plus de poids à chaque note.