metek

Alors qu’il a enregistré son premier texte en 1995, Metek s’apprête seulement maintenant à sortir son premier album solo, prévu pour fin mai. Demain, il sortira sa mixtape « PARIS 75021 » mixée par R-ASH pour annoncer comme il se doit son premier opus.
Membre de plusieurs groupes (ATK, Les Refrés, Noir Fluo), Metek est considéré par un bon nombre de personnes comme une grande figure du rap en France. Pourtant, le rappeur se veut discret et reste relativement peu connu. C’est pourquoi nous voulions en savoir plus sur lui, et que nous lui avons posé quelques questions, auxquelles il a accepté de répondre avec grande amabilité.

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UNION STREET : Après avoir bien cherché sur le net, je me suis aperçu que tu n’as jusqu’ici jamais répondu à une quelconque interview… Est-ce parce qu’on ne t’en as jamais proposé ou est-ce par choix ?

METEK : Non, on ne m’en a jamais proposé… J’aurais pourtant voulu qu’on me demande des interviews, des drops ou des featurings. C’est ça en fait, j’ai peut-être trop attendu qu’on me propose des trucs. Les choses vont peut-être changer maintenant que je vais amener un album au-delà du niveau auquel j’avais amené mes albums avant. Parce que j’ai au moins trois ou quatre albums qui sont complètement perdus dans le disque dur, perdus dans les appartements, perdus dans Paris…

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      « J’AI TOUJOURS EU LE SOUHAIT DE VOULOIR FAIRE QUELQUE CHOSE DE PLUS PERSONNEL, JE L’AI FAIT PLUSIEURS FOIS MAIS C’EST MAINTENANT QUE J’AMÈNE ÇA À TERME »

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US : Tu opères dans le rap depuis maintenant presque 20 ans et tu es souvent reconnu comme un des meilleurs par un certain nombre de personnes. Pourtant, tu restes un artiste dans l’ombre, très peu exposé. Comment expliques-tu cela, et comment le vis-tu ?

M : Ah c’est pas possible, j’ai 20 ans ! J’ai eu 20 ans il y a quelques jours, donc là il y a un problème (rires). C’est vrai que j’avais l’impression qu’il suffisait d’écrire des chansons chant-mées pour que quelque chose se déclenche et en fait c’était un peu plus compliqué que ça. Après, c’est des choix que j’ai fais, je ne me suis pas vraiment mis en avant, j’ai toujours été plus ou moins derrière des types qui faisaient leur truc. C’est quelque chose qui remonte à loin et qui a continué. Mais j’ai toujours eu le souhait de vouloir faire quelque chose de plus personnel, je l’ai fait plusieurs fois mais c’est maintenant que j’amène ça à terme.

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US : Ton expérience et ton vécu dans le rap sont plutôt impressionnants. Tu rappes depuis tes 17 ans, tu as été membre de plusieurs groupes (ATK, Les Refrés, Noir Fluo), tu as collaboré avec de grosses pointures telles que les X Men, Le Rat Luciano, Ghetto Diplomats, et j’en passe… En bref, ton esprit était clairement tourné vers le collectif jusqu’à présent. Qu’est-ce que tout cela t’a apporté et pourquoi ne pas avoir décidé de te lancer en solo avant ?

M : Je pensais que les mecs derrière qui je me mettais allaient percer et donc je jouais ma position à partir de là. Quoique, Les Refrés c’est une exception, ils étaient plus âgés que moi (Kesdo, Paul, Youssouf, Mamadou) et ils se sont occupés de moi comme un petit frère, là ça n’avait rien à voir. Ensemble, on a essayé de faire quelque chose. Après, les années passent et le reste c’est que de la politique. La raison pour laquelle je n’ai pas été en solo plus tôt, c’est parce que je ne voyais pas les choses comme ça, mais il me semble que j’aurais dû me lancer avant.

 

US : Tu as un style bien particulier. Tu t’appropries parfaitement les instrus, avec une voix et un flow reconnaissables parmi mille, en n’hésitant pas à chanter ou à utiliser des effets de voix. De plus, on sent vraiment chez toi une réelle évolution artistique au cours des années. Où puises-tu cette inspiration ? En quoi le fait de te démarquer des autres est-il important pour toi ?

M : Non, je n’ai jamais essayé de me démarquer des autres mais j’ai jamais voulu faire de la bullshit, du copiage ou de la fake shit. C’est tout, j’ai toujours vu que les meilleurs étaient vrais quoi ! Et puis mon équation de départ était trop vraie pour que je fasse le clown ou que je fasse la moindre concession au niveau artistique. Après, je ne sais pas, il y a eu des musiciens dans ma famille, peut-être que ça joue, I don’t know… C’est quelque chose que je sais, tous les gens qui ont fait des compromis ou qui ont fait les clowns ne s’en sont pas très bien tirés et ça peut même finir à l’hôpital psychiatrique. Ça ne paye pas vraiment, ou alors à court terme, et puis après c’est toi qui paye donc… C’était évident au départ pour moi, j’allais essayer d’être moi-même et faire quelque chose de vrai, c’est ce que faisaient Brassens, Brel…

 

US : Ton écriture paraît très spontanée et comme je l’ai dis juste avant, ta voix glisse vraiment sur les instrus. Comment procèdes-tu pour réaliser un morceau ?

M : Ah ouais, maintenant il y a une façon dont je procède mais je ne peux pas le dire ça. Avec les années, il y a une technique qui s’est mise en place. Je peux très bien ne pas écrire même, mais c’est vrai que la technique est un peu secrète.

 

US : On te sait très attaché à la littérature, ainsi qu’à la chanson française… Quelles sont tes plus grosses influences ?

M : Mes plus grosses influences, c’est Brassens, Brel, NTM… Bon après, il y a Lunatic qui est arrivé et puis là ce n’était pas mon influence particulière mais c’est que les mecs ont tout niqué. Un peu comme NTM, dans une toute autre école, mais c’était très important pour moi que le truc soit français, qu’il parte d’ici quoi. Mais même par rapport à ça, on était un peu différents parce que moi je viens d’un endroit où on t’appelait « zoulou » quand t’étais d’une certaine façon, mais je savais bien que j’avais tort là dessus. Sinon, Mafia K’1 Fry, Lil Wayne que je trouvais vraiment chant-mé à un moment, Mobb Deep, Smif-n-Wessun… Mais le truc c’est que j’écoute tout en fait, il y a John Frusciante, David Bowie, Bob Dylan… Quand je me lève le matin, j’vais sur Worldstar, j’écoute tout.

 

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 US : Récemment, on t’a croisé sur les projets de Joke, Wilow Amsgood, Butter Bullets, Jeune LC… Quel regard portes-tu sur la nouvelle scène rap en France ?

M : C’est mieux qu’avant déjà ! Quoique, je ne suis pas vraiment sûr… Après, Jeune LC c’est mon gars, j’aime beaucoup ce qu’il fait, c’est quelqu’un qui ne rappe pas beaucoup mais c’est justement parce que ce qu’il écrit est basé sur son expérience, j’aime beaucoup ça, ses rimes ont de la valeur pour moi. Joke, ce qui est intéressant chez lui, c’est que son truc marche. Quand je l’ai connu, il faisait son truc sérieusement et bien, il avait un bon niveau, voire meilleur que les autres de son âge. Il m’a donné du love donc à partir de ce moment là les choses se sont faites cool ! C’était agréable quand il m’a demandé de venir poser avec lui pour son morceau, c’était un très bon moment de studio.

 

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      « JE SAIS QUE LES FILS DE PUTE DE MAISONS DE DISQUES DISENT QU’ON EST INGÉRABLES, MAIS ON NE L’EST PAS DU TOUT.  À PARTIR DU MOMENT OÙ JE DIS QUE L’ALBUM VA SORTIR FIN MAI, IL VA SORTIR FIN MAI. JE SUIS QUELQU’UN QUI FAIT CE QU’IL DIT ET QUI DIT CE QU’IL FAIT. »

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US : Depuis combien de temps travailles-tu sur ton album ? Sera-t-il prêt définitivement pour le mois de mai ?

M : (Rires) Ouais, il sera prêt pour le mois de mai, bien sûr, je l’avais dis donc ça se fera ! Je sais que les fils de putes de maisons de disques disent qu’on est ingérables, mais on ne l’est pas du tout. A partir du moment où je dis que l’album va sortir fin mai, il va sortir fin mai. Je suis quelqu’un qui fait ce qu’il dit et qui dit ce qu’il fait.
Je travaille dessus depuis l’été dernier mais il y a des choses dans cet album que je traîne depuis longtemps, certaines idées, certains concepts. Il y a une chanson qui s’appelle « 99 » qui est très ancienne, que j’ai fais à l’époque où on était vraiment durs dans la ride avec Emo et on était parti jusqu’aux States… Je ne peux pas dire des trucs qui vont nous incriminer mais voilà, on était durs dans la ride et cette chanson date de là. Mais je travaille ça depuis quasiment un an, depuis juin dernier. L’album va sortir quand il a commencé quoi, ça fait une boucle d’un an à peu près.

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US : J’ai été très impressionné par la qualité des premiers extraits (« Niquer Tout Ce Qui Bouge » et « Gwadanigga »), es-tu satisfait des retours que tu as eu sur ces morceaux ? Cela t’a motivé pour continuer à travailler sur ton album ?

M : C’est vrai que j’ai passé beaucoup de temps sans avoir aucun retour, j’avais l’impression que ce que je faisais n’était entendu par personne. Après, j’ai pu rencontrer des gens qui avaient écouté ma musique donc ça m’a fait plaisir. Maintenant le rap pour moi, c’est vraiment quelque chose de… (il cherche ses mots) – je ne vais pas dire un « lifestyle » ou un style de vie parce que ça me rappelle le langage des fils de putes mais… je n’ai pas le choix en fait, c’est comme ça que ça sort !

 

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      « JE VEUX PROUVER QUE JE SUIS UN AUTEUR, QUE JE PEUX ÉCRIRE ET BOSSER, QUE CE SOIT UN CONCEPT. »

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US : Quelles sont tes attentes par rapport à ce premier album ?

M : J’aimerai bien continuer à faire du son, en allant jusqu’au bout. J’ai rencontré les mecs de BCBC (Bad Cop Bad Cop), des gens intéressés pour travailler avec moi, c’est à peu près tout ce que je voulais… travailler avec des gens et faire en sorte que ma musique soit entendue et qu’elle continue. Je veux aussi prouver que je suis un auteur, que je peux écrire et bosser, que ce soit un concept. Parce que les portes sont fermées au niveau des créatifs à Paris et je ne trouve pas ça normal. Je trouve que je suis un peu trop bon pour être banni des créatifs parisiens. Et d’ailleurs, au passage, je leur dirai d’aller niquer leurs mères (rires).

 

US : Peut-on en savoir plus sur les différents invités qu’on retrouvera sur ton album ?

M : J’ai voulu volontairement que ce soit quelque chose d’assez personnel et solo. Je travaille avec Mausade Nano, ça ne pouvait être personne d’autre que lui, j’avais besoin d’une voix particulière, d’un peu de soul.
Après, il y a Rhod et Express, vraiment par rapport au thème de la chanson qui s’appelle « Paye Tes Dettes ». Je ne vois pas trop non plus autour d’eux s’agiter les investisseurs, les producteurs ou qui que ce soit. Moi ça m’amuse parce que je suis comme eux, ça ne s’agite pas trop autour de nous mais pourtant je trouve que le truc est bon.
Au niveau des producteurs, j’ai fais l’effort de trouver des gens dont le travail m’inspire et ne pas passivement prendre un beat pour un beat et rapper pour rapper. Je trouve quand même l’entourage du rap jeu autour de moi médiocre, que ce soit au niveau des beats ou des DJs dans les clubs. J’ai déjà payé 20€ pour rentrer dans un club et le travail du DJ, c’est pas possible pour moi. J’ai essayé de travailler avec des gens que je trouve bons et ça me permet de dire que les autres ne le sont pas.
J’ai travaillé avec Frencizzle, un mec qui a un sens du son, qui aime le son et qui en fait. D’ailleurs il a bossé avec Chief Keef, je ne sais pas ce que ça vaut, mais je trouve que c’est cool quand même, il vit sa petite aventure.
70CL aussi, tout simplement parce que je suis tombé un jour sur un beat que j’ai beaucoup aimé et j’ai eu la chance de rencontrer Atis et Sinto et on a continué sur 2, 3 beats. Je n’ai aucune obligation, aucune combine, « nou pa ni pon konbin » comme ils disent au bled, là c’est vraiment pour le son.
Je travaille aussi avec mon gars Yogev, il fait de la basse, il a fait des guitares pour Noir Fluo et il a travaillé sur « Katoucha » qui va être dans l’album.
Il y a aussi TahitiBoi, que je trouve excellent. C’est mon gars Hedi Les Bons Tuyaux qui l’a ramené. Il a un sens de la mélodie qu’est sincère. Moi je ne supporte pas les beats où j’ai l’impression de voir les mecs tapoter leur putain de clavier avec leurs deux doigts et qui racontent à la terre entière qu’ils font du son, vaut mieux qu’ils jouent à la console de jeu quoi. Quand il y a un mec comme TahitiBoi qui fait des mélodies sincères et inspirées, on le voit tout de suite car ça nous inspire des mélodies, ça nous fait chanter. Il y a aussi Wealstarr qui est comme ça, j’ai fais « Un Parisien Comme Toi » avec lui, avec des mecs comme ça tu peux faire de la magie en studio.

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US : Tu es parti vivre quelques temps à New York avec ton ami Emotion Lafolie. Que retiens-tu de cette période ? La regrettes-tu ?

M : Bah tu ne peux pas vivre comme ça ! Mais à l’âge où je l’ai fais, je me disais que toute ma vie serait comme ça, maintenant toute ma vie n’a pas été comme ça parce que c’était quand même la totale liberté, on était sur la route mec ! Là-bas, j’ai eu des crises d’illumination, on a fait des trucs de ouf tu vois. C’est Emo en fait qui était parti là-bas et moi à l’époque je travaillais dans les magazines et j’avais la possibilité d’aller à New York gratuitement. D’ailleurs c’est la seule raison pour laquelle j’ai voulu au début travailler dans des magazines, parce que je voulais aller aux États-Unis gratuitement, et pourquoi pas rencontrer des cainris, des rappeurs, des artistes. Ce qu’il s’est passé : on a vu Jay-Z, Redman, on a été au studio avec The Green Eyed Bandit, j’ai été au resto avec LL, j’ai été à la Nouvelle-Orléans avec The Lox… D’ailleurs quand j’ai passé la soirée avec The Lox au concert de Ruff Ryders, le voyage de presse avec qui j’étais, c’est-à-dire les mecs et les meufs qui étaient payés pour aller interviewer, ils ne sont même pas restés à la fin du concert de Cash Money à la Nouvelle-Orléans mec ! A un moment, ils me disent : « bon bah, viens on rentre », je leur ai dit : « mais t’es sérieux toi ? T’es sérieux ? Bande de fils de putes, vous venez jusqu’à la Nouvelle-Orléans et vous partez comme ça ? Nique ta mère vas-y , allez-y je me débrouille pour rentrer ! ». Et puis je rejoins Emo à Brockton où il était là dans sa ride (rires), you know, a crazy shit man ! On avait de la thune mec.

 

US : Et t’as un morceau qui parle de ça d’ailleurs, c’est ça ?

M : Ouais, j’ai un morceau qui décrit vraiment ça.

 

US : Des projets sont-ils en préparation avec Noir Fluo ?

M : Mais Noir Fluo, c’est la famille ! Qu’on s’engueule ou qu’on s’engueule pas, qu’on soit en période où on se voit ou pas, il y a toujours trois morceaux au four. J’ai tourné un clip avec Noir Fluo il y a trois semaines, j’ai une chanson avec Tony Lunettes, deux chansons avec Waslo… Enfn tu vois quoi !

 

US : Qu’écoutes-tu en ce moment ?

M : Franchement j’écoute pas beaucoup de rap. J’écoute Young Thug, j’ai écouté King Louie. Après, j’écoute toujours mes trucs mais j’ai pas envie de dire que j’écoute Miles Davis… Migos j’ai écouté, mais j’ai pas 20 ans tu vois… j’suis pas en train de tripper sur le style de Memphis tout ça, même si je kiffe Migos. Ah si, Kaaris ! « Or Noir II » c’est le meilleur truc que j’ai entendu ces derniers temps. Après, Booba, à chaque fois qu’il sort un truc, je clique dessus une fois, deux fois… comme d’hab quoi, depuis des années !

 

US : Peux-tu nous donner la vraie définition de la ride ?

M : La ride c’est vraiment un concept à Emo…

 

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      « RIDER C’EST VRAIMENT TOUS LES SOIRS, PENDANT LONGTEMPS. C’EST PAS ÊTRE DÉFONCÉ AU SOCIAL ET ALLER DORMIR APRÈS ! »

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US : Cela t’agace t-il que ce terme soit repris un peu partout ?

M : Non ça ne m’agace pas, mais les gens, ils ne rident pas tu vois ! Rider c’est… enfin j’sais pas je ne vais pas m’incriminer. Rider c’est vraiment tous les soirs, pendant longtemps. C’est pas être défoncé au Social et aller dormir après ! Après moi j’ai une meuf maintenant qui m’a beaucoup aidé dans ma vie. Voilà la ride tu sais ce que c’est, tu vois… c’est baiser ta meuf quoi ! C’est pour ça que nous on sait très bien pourquoi tu dis qu’on est ingérables ou que tu nous aimes pas, c’est parce qu’on a baisé ta meuf mec ! Et si jamais tu continues, on va dire des noms tu vois. On va faire une chanson, premier couplet : « j’ai baisé ta meuf » ; deuxième couplet : « j’ai baisé ta sœur » ; troisième couplet : « j’ai baisé ta mère », tu vois ! Enfin, I don’t know…

 

US : Pour finir, le mot de la fin ? Un message à faire passer ?

M : Je ce que j’essaie de dire, j’essaie de le dire à travers ma vie et à travers mes chansons. Je pense que mon combat, c’est de ne pas subir mon propre ressentiment, mon propre rejet de certaines choses qu’on peut trouver ici, et de m’en sortir…

 

US : C’est quoi ces choses pour toi ?

M : C’est cette espèce de médiocrité, cette crainte. Ils ne se rendent pas compte en fait, mais ils bloquent quelque chose de beaucoup plus important que la musique…

 

Merci à Metek et son équipe.

 

Propos recueillis par : Valentin Guilleron.

metek mixtape
Pour écouter/télécharger la mixtape « PARIS 75021 » mixée par R-ASH, ça se passe ci-dessous :

 

« La mixtape retrace le passé, des couplets, des morceaux que ceux qui me connaissent connaissent. Des remixes sur des faces B U.S, un inédit sur un beat de Future… some real shit. Riski est le fils de Metek. Metek l’a élevé seul. C’est son histoire… sa musique. Il faut s’attendre à du drame. »

« Riski », le premier album solo de Metek, sortira le 26 mai prochain.

 

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