MKL, c’est ce genre d’artiste touche-à-tout inspiré par tout ce qui lui tombe dans l’oreille; un créatif au parcours des plus admirables.
Pour ceux qui ne le connaitraient pas encore, on vous conseille dans un premier temps d’écouter « Keepin’ it Real » pour comprendre ce que l’on aime chez lui: sa puissante simplicité.

C’est à travers cette prod qu’on l’a découvert il y a quelques mois; et c’est avec celle-ci que MKL nous a instantanément pris par la main pour nous embarquer dans son monde.
Le jeu entre ces bass complètement dingues et cette rythmique évasive fait osciller ce son aux allures trap entre force et mélancolie.

Les posts soundcloud de MKL restent modérés, et c’est sûrement pour cela qu’ils en deviennent précieux.
La raison est sans aucun doute liée au fait que MKL soit un véritable acharné du travail passionné aussi par d’autres professions du secteur musical.

A la fois producteur, réalisateur, ingénieur du son, compositeur et arrangeur (oui seulement ça!), sa polyvalence fait de lui un véritable couteau-suisse dans le monde de la production électronique duquel il n’a jamais su se déconnecter.

Toutes ces fonctions lui ont permis d’enrichir son savoir-faire tout en y intégrant son propre style.
Se détachant du milieu du rap dans lequel il a commencé, il a pu intégrer à sa technique une certaine sensibilité.
Restant habité par cette fibre hip-hop et tout en conservant cet amour du beat, MKL a vehiculé de plus en plus d’émotions à travers ses productions.

La preuve avec cette vidéo de « Yesterday » de 2012 dans laquelle on retrouve tout ça associé à la danse urbaine.

Tout comme MKL, d’autres beatmakers ayant commencé dans l’univers du rap ont pris leur envol et produisent aujourd’hui leur musique sans que des rappeurs ne posent forcément leur voix dessus.
Plutôt que d’habiller les beats de textes de rap, le beatmaker d’aujourd’hui les habille de sonorités venant d’ici et d’ailleurs.

On peut dire que c’est grâce à des mecs comme MKL qui mêlent technique électronique, créativité et sensibilité que les beatmakers d’aujourd’hui sont reconnus comme des producteurs à part entière.

En plus de travailler en parallèle sur des projets avec d’autres artistes, MKL ne s’arrête pas là…
Alors que le beatmaking reste une technique d’autodidactes (presque secrète), MKL, lui, veut faire de cette pratique un art accessible à tous en donnant des cours.
Un projet en développement à travers lequel on lui reconnait bien là son âme de pédagogue; âme qu’il nous partage d’ailleurs avec modestie à travers une brillante vidéo pour Alpha Beats tournée chez Tulavu.
Dans celle-ci, il se met au défi de composer un son en 4h à partir de 3 samples tirés au sort.


On le voit nous livrer non seulement des aspects biographiques de sa vie, mais aussi le matériel qu’il utilise et sa façon de concevoir les beats.
Un concept séduisant qui nous permet d’apprécier la musique finale tout en regardant une performance de danse hip-hop (Compagnie Les Misérables) et qui nous montre le travail pointilleux d’un beatmaker à la fois accessible et perfectionniste.

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